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Le juste milieu entre "le laisser-faire" et "trop en faire"

Dernière mise à jour : févr. 3

Quand il s’agit de la scolarité de leur enfant, les parents naviguent souvent entre deux extrêmes : le laisser-faire ou le “trop en faire”. Comment favoriser à la fois réussite et épanouissement ? Des spécialistes nous aident à trouver la juste dose.




  • Apprentissage ludique Bébé déjà, l’enfant exprime le désir d’apprendre il explore son corps, puis saisit les objets qui l’entourent. Le premier rôle des parents : nourrir cette curiosité naturelle. Plus tard, il s’agit par exemple de l’intéresser à la culture, aux voyages ou par des visites de musées… L’enfant doit rester acteur, et le parent, celui qui le soutient dans son évolution.


  • Ne pas jouer au professeur En maternelle et primaire, la distinction entre parent et instituteur est quasi inexistante : ils lisent des livres à l’enfant, lui apprennent à compter, l’encouragent à dessiner… Mais il est impératif qu’au fur et à mesure qu’il grandit, ces rôles se distinguent. Il ne s’agit pas de s’interdire de l’instruire, mais d’éviter de transformer toute sortie en excursion pédagogique. Car à trop solliciter son enfant, on risque de le dégoûter définitivement de toute forme d’apprentissage.


  • S’intéresser à sa scolarité Pour un enfant, s’intéresser à sa scolarité, c’est s’intéresser à lui. Mais sa vie scolaire ne se résume pas à son bulletin de notes. A travers l’école s’offre l’occasion d’évoquer avec lui ses amis, ses professeurs, ses activités, ses difficultés, ses rêves de métier… Tout ce dont il n’a pas la possibilité de parler dans le cadre de l’école.



  • laisser fleurir sa personnalité A travers ses discussions, le parent parvient à cerner les goûts, faiblesses et forces de son enfant. C’est-à-dire, de le reconnaître tel qu’il est et non tel que l’on croit qu’il est ou tel que l’on voudrait qu’il soit. On évitera ainsi de projeter sur lui ses propres désirs et de confondre son propre parcours scolaire avec le sien.


  • Fixer avec lui des objectifs concrets La réussite scolaire de l’enfant fait partie d’un «contrat» passé entre lui et ses parents, qui repose sur des objectifs précis et accessibles. C’est, par exemple, finir tel travail à telle heure, savoir faire un plan de rédaction avant le prochain contrôle, progresser dans telle matière avant la fin du trimestre… Des échéances que chacune des parties doit respecter: pour aider l’enfant à apprendre à gérer son temps et pour assurer un suivi constructif et motivant de son travail.


  • Donner un sens aux études Pour se motiver et se responsabiliser, l’enfant doit comprendre qu’il ne travaille pas pour ses parents, mais pour lui, afin d’atteindre un but personnel. Aussi doit-il pouvoir faire le lien entre son présent d’élève et son avenir d’adulte et ce, en ayant très tôt à l’esprit un projet, sinon un rêve, de carrière. « Tu veux être vétérinaire ? Les sciences sont très importantes », « Grand reporter ? L’apprentissage des langues va t’y aider »… Il ne s’agit pas de l’enfermer dans un projet intangible, mais de l’aider à donner un « sens » aux efforts que l’école lui demande de fournir.


  • Lui apprendre à gérer son temps Trop d’enfants perdent pied lorsqu’ils se sont habitués à travailler irrégulièrement. Il faut donc très tôt leur donner un rythme de travail. Quand est-ce que l’enfant, après son retour de l’école, se sent-il le plus reposé pour faire son travail ? On fixera une heure précise, en prenant en compte ses goûts et les contraintes familiales. Ainsi l’enfant habitué dès le primaire à lire chaque jour après le goûter, aura-t-il moins de difficulté à consacrer régulièrement de plus en plus de temps à son travail scolaire plus grand.


  • Lui offrir un cadre propice au travail C’est à l’enfant de choisir : dans la cuisine, dans sa chambre, entouré de toute la famille… Certains enfants ont, plus que d’autres, besoin de se sentir soutenus par la présence de leurs parents. Mais en général, plus l’enfant grandit, plus il a besoin de solitude pour faire ses devoirs. La bonne attitude consiste alors à soutenir cette prise d’autonomie : ne pas l’« espionner » pour s’assurer qu’il travaille, mais faire preuve de confiance, tout en se montrant disponible pour répondre à ses questions et attentif au suivi de son parcours scolaire.